La Méditation dans le monde des Affaires

LA MÉDITATION DANS LE MONDE DES AFFAIRES

Pour transcender les obstacles, les défis et les limites de la créativité,

par le développement d’un Nouveau Leadership.


Businessman meditating

La méditation au sein de l’Entreprise est le moyen de remplir les objectifs d’une recherche d’amélioration de la productivité tout en respectant la Personne, ses besoins et fonctionnements. Elle permet une réelle transcendance des paradoxes, en abolissant les contradictions et conflits entre les nécessités de la dimension humaine et celles du monde des affaires.

 

Le Management en évolution

Nous sommes à l’heure où l’Entreprise abandonne de plus en plus le Leadership classique et directif, dit « héroïque », avec ses concepts de domination et d’agressivité soit disant productive (en fait : générer, entretenir et vivre le stress autant que « faire vivre le stress », pour maintenir l’ascendance et le contrôle).

Ce leadership ou management héroïque n’incite pas à l’adhésion des collaborateurs ou au challenge créatif comme le fait le management évolutionnaire (3.0+), mais il entretien une culture de la crainte qui atrophie, voire annihile les potentialités des collaborateurs (cf. Article « Fin du leadership héroïque et avènement du leadership évolutionnaire« ).

Il est vraiment dans l’intérêt de l’Entreprise d’être vigilante, et qu’elle détecte les dirigeants appliquant encore ce type de management « classique » ou « conservateur » ou encore « héroïque » ; afin qu’elle puisse y remédier. Cet aspect est important parce qu’il touche l’image de l’Entreprise qui, en éradiquant ce type de management, attirera automatiquement des profils de collaborateurs plus compétents et meilleurs dans leur fonction (ne serait-ce qu’en proposant à ses managers en fonction d’être formés aux nouvelles méthodes, aux nouveaux concepts et comportements). C’est de cette manière et petit à petit que la transition pourra s’accomplir vers un management véritablement durable et responsable, respectueux et attentif autant à l’Humain, qu’aux objectifs.

C’est par un renouvellement des cadres dirigeants ; ou par une montée en compétences et un développement personnel (connaissances, savoir-faire ET savoir-être) soutenu par des actions de coaching professionnel et/ou des formations ; que le management « sur le terrain » pourra évoluer pour devenir évolutionnaire.

La « Relève » de la nouvelle génération d’actifs pourra être salvatrice en s’orientant vers le leadership évolutionnaire, apportant enfin les valeurs humaines et de reconnaissance sociale de l’individu au sein des groupes de travail comme un standard de normalité. Le leadership évolutionnaire prône pour un développement durable et responsable des RH, en accord avec les nouveaux préceptes européens et internationaux de respect et de préservation de l’environnement naturel et humain.

 

Évolution = Adaptation au Changement = Besoin de Transformation 

Pour « changer de monde », toute la production ainsi que les modes de production et d’activité humaine doivent évoluer, afin de s’harmoniser de manière participative et collaborative, autant dans les aspects visibles que dans les aspects invisibles ou subjacents de leur existence et fonctionnement…

C’est par la prise de conscience et la réaction adaptée de chacun, à titre individuel, que la conscience collective peut évoluer : l’impact sur le groupe dépend du positionnement de chaque individu.

C’est en se changeant lui-même, que l’Homme changera le/de monde !

L’éthique organisationnelle est en plein boom : la réalité des immenses besoins d’évolution est bien là, le monde la découvre de plus en plus durement ; et seules les entreprises ayant l’intelligence de cette culture de la créativité pour l’évolution et l’adaptation (au lieu de focaliser sur les confrontations, luttes, rivalités et aspects concurrentiels), pourront résister aux fluctuations de plus en plus incertaines et fréquentes des marchés internationaux dans les temps à venir.

Avoir un tel recul cela s’apprend, cela se travaille, avec des « outils » (terme absolument réducteur des nouvelles pratiques citées ci-après que je nommerai par « moyens » pour ne pas dire « voies ») totalement inédits dans la sphère de l’Entreprise… ou du moins le pense-t-on !

On devrait dire des moyens méconnus car ignorés jusque là par la majeure partie du monde de la productivité, et à tort.

Aujourd’hui, la « faim » autant que la « fin » devrait pourtant « justifier les moyens » ; car les anciennes stratégies ne satisfaisant plus les attentes, tout le monde cherche la ou les solutions qui vont pouvoir prendre le relais, et répondre aux énormes exigences du Changement dont le rythme s’accélère sans cesse.

 

Quels moyens de Transformation ?

Des Super-managers, hommes d’affaires, hommes d’État, personnalités publiques et artistes du monde entier, utilisent des moyens pourtant encore élitistes dans la culture occidentale des affaires ; telle que la pratique régulière et très souvent quotidienne de la méditation.

Le développement des ces pratiques dans les milieux d’affaires occidentaux s’est initié très sporadiquement et plutôt très discrètement pour ne pas dire secrètement, vers la fin des années 70 aux USA. Les nombreuses recherches scientifiques (et militaires) dès les années 50 sur les effets du LSD, des psychotropes, la para-psychologie et sur les états modifiés de conscience ont ouverts de nouveaux champs d’investigations sur les potentialités inexplorées du cerveau.

Dès la fin de la « Grande guerre » en 1945, durant la « Guerre froide » entre les blocs Est-Ouest, et jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, les Soviétiques avaient considérablement développé la recherche dans ces domaines des « facultés de l’esprit » et de la parapsychologie, bien plus que les États-Unis ; en prenant conscience de l’importance stratégique de ces recherches dont Hitler et les SS avaient fait leur fer de lance.

En Europe, après les travaux de J.H. Schultz sur l’hypnose et le développement du Training Autogène (TA) en 1953, Alfonso Caycedo (un des élèves de Schultz) créait en 1960 la Sophrologie ; pour se démarquer des aspects charlatanesques de l’hypnose dus aux mauvaises pratiques de l’époque, dépourvues de tout sens éthique codifié.

L’ère du mouvement New Age qui a suivi jusqu’à nos jours a continué à populariser le développement personnel, couvrant ainsi toutes les couches sociales (les « people » américains parlent ouvertement de leur quête -d’harmonie- personnelle et du chemin qu’ils suivent pour y parvenir ; c’est un moyen aussi de créer un buzz). Ceci a stimulé l’arrivée et l’émergence de nouveaux guru ou leaders « Super-communiquants », avec leurs méthodes et techniques des plus loufoques aux plus sérieuses.

Le mouvement New Age est cependant une stratégie de manipulation collective, ou plutôt de désinformation collective, ouvrant insidieusement de multiples voies de dérives éthiques, de multiples voies de séparation de l’Être et de sa Source. Ce n’est pas vraiment un exemple à suivre pour obtenir des résultats responsables et durables, tant au niveau personnel  que collectif, et encore moins dans le cadre socioprofessionnel.

Ce mouvement a cependant stimulé un désir collectif d’expansion de la connaissance et du développement de soi. Il s’est créé et auto-nourri, comme émanant spontanément d’un besoin collectif ; et cette vague d’éveil est même venue frapper les milieux ultra-conventionnels et stressés des affaires, aux USA.

En Europe, le développement des « nouveaux moyens » adaptés au monde de l’Entreprise s’est effectué par le biais de l’introduction dans le monde des affaires de la parapsychologie, de la sophrologie, des méthodes d’analyse et des techniques de psychothérapie réadaptées, de l’analyse transactionnelle, de la programmation neurolinguistique , et de toutes les techniques développant l’utilisation de la psychologie et de la « force de l’esprit ».

Il faut dire que les recherches les plus poussées sur les mystères de l’énergie et de la psyché sont restés longtemps, et sont encore du domaine « secret défense ».

Le monde des affaires ne pouvait que prendre très au sérieux (pour ceux qui étaient attentifs à l’évolution humaine, investis dans une quête de développement, et ouverts à une anticipation maximale) les sujets de recherches qui avaient été dirigés par la CIA et le KGB, lorsque ces informations filtraient sur « l’extérieur », tout d’abord dans des « cercles » ou « clubs » très fermés.

La PNL (Programmation Neurolinguistique)  est une méthode créée par formatage (en PNL cela s’appelle la « modélisation ») suite aux observations des pratiques psychothérapeutiques. La Sophrologie base son développement pratique sur l’étude de multiples traditions anciennes et sur l’hypnose. La PNL et la Sophrologie centrent  leur étude aux niveaux mentaux, émotionnels et comportementaux, et s’appuient sur la psychologie cognitive et comportementale.

Les techniques de psychothérapies s’inspirent des travaux des pères de la Psychologie, et aussi de l’observation des pratiques thérapeutiques ethniques comme le chamanisme, pour développer leurs propres techniques.

Ces techniques, ré-adaptées à l’objectif du développement des compétences, sont utilisées ou du moins initiées de plus en plus dans les formations cadres ou de pédagogues, le coaching et le management évolutionnaire ou participatif ; car elles permettent un travail bien plus profond et efficace, en adéquation avec les ressources et potentialités de l’Individu.

 

L’Évolution actuelle des pratiques au niveau international

Mais déjà de « nouveaux moyens » sont pris très au sérieux par les plus hautes écoles de management du monde entier, Harvard incluse, car ils vont bien plus loin.

Cette fois-ci, ce n’est pas en s’informant des recherches secrètes militaires sur le sujet que ces moyens sont « rediffusés » : ils existent depuis la nuit des temps dans les voies de pratique de la sagesse et de l’Éveil de soi, et sont toujours disponibles à l’enseignement par les Traditions qui ont su conserver précieusement ces trésors de connaissances.

Ce sont des méthodes de développement personnel très avancées, basées sur les enseignements de pratiques méditatives et énergétiques, telles celles du Yoga, du Chi Qong, du Zen, du Reiki Ryoho ; et qui rejoignent tout en la dépassant la psychologie transpersonnelle, car ces pratiques prennent en considération toutes les dimensions ou plans d’existence de l’Être Humain, en privilégiant cette perception holistique de la vie.

Une initiative baptisée TLEX à été lancée au USA vers 2010. Elle a été inspirée par un sage Indien Shri Shri Ravi Shankar qui a mis à la dispositions d’entreprises reconnues des techniques de méditation. Elles sont maintenant enseignées à la Banque Mondiale (FMI), chez Coca Cola, Accenture, BCG, et bien d’autres.

Plusieurs centaines d’entreprises américaines offrent l’apprentissage de la méditation à leurs managers, et penser que cela n’est qu’un effet de mode, c’est nier l’arrivée d’une lame de fond pouvant se transformer en tsunami.

La méditation est devenue le nouveau moyen d’évolution de pointe et optimal, pour les cadres dirigeants, leaders et managers. La méditation affûte l’être comme un sabre japonais. Elle l’ouvre autant qu’elle affine ses potentialités, en nourrissant en lui un état et un sens de l’Harmonie (dont une des lois est : un minimum d’effort pour un maximum d’efficacité), en cultivant l’intelligence émotionnelle. Elle est un moyen de repousser les limites de nos aptitudes à percevoir, analyser, réfléchir, créer, exprimer, agir et réaliser, en accord avec ce sens de l’Harmonie.

Les recherches sur le cerveau démontrent que la méditation, qu’elle soit transcendantale ou non, accroît ses performances au minimum de 10% à 12% (et plus suivant la pratique et surtout sa régularité, pour un solide développement dans le temps).

L’Homme prend de plus en plus conscience qu’il est l’artisan de son devenir, non pas par « ce qu’il possède », mais bien par « ce qu’il est », ce qu’il pense, ce qu’il dit, ce qu’il fait. Il n’y a qu’un seul moyen de travailler profondément « ce que l’on est » ; c’est en (re)connectant le conscient et l’inconscient de manière stable et équilibrée, pour pouvoir accéder aux informations uniquement disponibles au niveau subconscient ; en (ré)équilibrant l’activité des deux hémisphères cérébraux. C’est un travail de développement personnel. Cela prouve que, même lorsque l’on parle d’évolution professionnelle et de développement des compétences, on ne peut pas éviter la voie du développement personnel ; car c’est par la Personne que passe indubitablement l’évolution professionnelle.

Le Professeur agrégé à l’Université d’Oslo Ph.D. Harung affirme : « Il y a un consensus grandissant parmi les chercheurs pour accepter l’idée que le développement du leadership est essentiellement un développement de la personnalité. La première action pour développer le leadership consiste donc à développer la personnalité et la conscience du futur leader ».

Même si le leadership peut être en partie une aptitude héritée en soi (une manière particulière de se comporter que tout le monde n’a pas), il est nécessaire de faire évoluer cette compétence pour qu’elle puisse devenir et rester fonctionnelle en toute circonstance, et s’adapter au changement en évoluant.

 

Conclusion

La méditation au sein de l’Entreprise est le moyen de remplir les objectifs d’une recherche d’amélioration de la productivité tout en respectant la Personne, ses besoins et fonctionnements. Elle permet une réelle transcendance des paradoxes, en abolissant les contradictions et conflits entre les nécessités de la dimension humaine et celles du monde des affaires.

 

À méditer !    

 

Source : ©Franck Cohendet -  Janvier 2013 - Sidi Bouzid, Maroc.

Consultant, formateur, coach et thérapeute.

 

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