Reiki, Reikihô et Thérapie Bioénergétique : Définitions

REIKI, REIKIHÔ ET THÉRAPIE BIOÉNERGÉTIQUE : DÉFINITIONS

Bien que les termes Reiki, Reikihô ou Reiki Hô, et Thérapie Bioénergétique soient tous relatifs à la même énergie universelle ou cosmique, il est important d’en comprendre le sens précis pour pouvoir en faire la distinction.

 

Le Reikihô ou Reiki Hô, « Principe ou méthode de Reiki » (anciennement nommé -au 20ème siècle- et encore quelque fois aujourd’hui Reiki Ryôhô : « méthode thérapeutique par le Reiki ») peut être rapidement défini comme étant avant tout un chemin de développement personnel (et supra-personnel), et ensuite une voie thérapeutique ; par l’ouverture à l’afflux du Reiki et le rééquilibrage du flux de notre Ki.

L’état de santé et de bien-être qui en découle est la conséquence des effets des techniques et des pratiques du Reikihô, qui rétablissent l’équilibre et l’état énergétiques naturels et originels de l’être-humain, tant au niveau physique qu’au niveau psychique, en ré-alignant et unifiant le corps et l’esprit.

Le Reiki ou Ki sont des termes désignant l’énergie elle-même (l’énergie vitale en Japonais, nommée Prâna en Sanskrit, Chi ou Qi en Chinois, Wakan en Lakota, …).

Cette énergie vitale ou « bioénergétique », le Ki (forme individualisée du Reiki) ou Reiki (énergie vitale universelle/cosmique), nous apporte bien-être et paix, par sa libre circulation dans le corps ; elle est le fondement d’un développement personnel efficient et d’une santé rayonnante.

Les mains sont utilisées comme principal émetteur-récepteur d’énergie lors des séances de Reikihô, et elles permettent les échanges d’énergie entre praticien et receveur en suivant le principe de résonance. Les yeux et le souffle sont également utilisés dans certains cas.

 

Voici la description du terme REIKI de Inamoto Hyakuten Sensei :

« Reiki est un terme japonais. 霊 (REI) signifie quelque chose de mystérieux (…) et de sacré. 気 (KI) signifie l’atmosphère ou quelque chose d’invisible ou l’énergie de l’univers.
Les mots japonais 霊 気 (REI-KI) peuvent être définis comme énergie sacrée de l’univers, qui soutient toute la vie.
(Reiki est le nom, employé par Usui Sensei, pour l’énergie cosmique) » . (…)
 » Ma compréhension est que l’énergie Reiki est transcendantale et/ou toute embrassante. L’énergie Reiki s’élève au-delà de nos valeurs dualistes en trois dimensions, ce qui signifie le monde des paires d’opposés tel que le bon et le mauvais, le fort ou le faible, la Terre ou le Ciel, etc. En d’autres termes, l’énergie du Reiki embrasse l’énergie de la Terre et l’énergie du Ciel, ou quoi que ce soit d’autre.
Je pense que lorsque nous essayons de saisir ce qu’est le Reiki, nous avons besoin de transcender le monde des opposés, sinon, nous comprendrons mal ou interpréterons mal ce qu’est le Reiki, et nous nous perdrons nous-mêmes. « 

INAMOTO Hyakuten Sensei

 

Et à propos du REIKI RYÔHÔ (terme très usité au XXème siècle : »méthode thérapeutique ou de traitement par le Reiki », aujourd’hui il est encore utilisé ou remplacé par REIKIHÔ), il dit :

« Le Reiki est un moyen de nous rendre plus paisibles, équilibrés et centrés dans nos vies quotidiennes.
Il n’y a pas de place pour l’ego dans la pratique du Reiki Hô. Le Reiki fonctionne mieux quand vous mettez l’ego de côté.
S’abandonner au Reiki est une nécessité quand nous pratiquons le Reiki Ryôhô, ce qui est plus facile à dire qu’à faire.
Les étudiants de Reiki Ryôhô débutants trouvent souvent difficile à saisir que la non-pensée puisse être si efficace, et que le non-faire est fondamental pour la guérison. »

INAMOTO Hyakuten Sensei

(Inamoto Hyakuten : Prêtre bouddhiste indépendant, il apprit le Reiki Ryôhô par l’enseignement de Mme Yamaguchi. Il enseigne ce qu’il appelle le Kômyô Reiki (Kômyô Reikidô©), un système qui place l’emphase sur la transformation spirituelle personnelle, par le Satori, dans la pratique du Reiki Ryôhô. Comme beaucoup d’autres, Hyakuten San soutient que les enseignements originaux de Usui Sensei étaient focalisés sur le développement personnel, et que toute guérison était seulement la conséquence des effets de cette croissance spirituelle.)

 

 

Les idées fausses concernant le REIKI et le REIKIHÔ :

 

Le Reikihô n’est ni une religion ni une doctrine, et le fait qu’il provienne d’une culture imprégnée à la fois de Bouddhisme, de Shintoïsme et de Taoïsme n’implique absolument pas d’être dans une démarche religieuse pour pratiquer le Reikihô.

On remarque ce même phénomène pour le Zen, qui est intégré au Bouddhisme mais qui peut aussi être pratiqué dans une approche laïque. Dans son fondement, le Zen n’est ni une religion ni une philosophie, son essence se situant seulement dans la pratique de la méditation assise (Zazen) ; on dit aussi « Shikantaza », « s’asseoir juste pour s’asseoir », sans but ni esprit de profit (Mushôtoku), sans même avoir pour but l’Éveil ou quoi que ce soit d’autre.

Les concepts extrême-orientaux (et notamment ceux du Japon et de la Corée qui sont les cultures les plus codifiées de l’Extrême-Orient) sont difficiles à comprendre pour l’intellect occidental, car les modes de réflexion et comportementaux des peuples d’Orient et d’Occident sont aussi éloignés les uns des autres que le sont leurs zones géographiques. Pour que l’Occidental puisse les comprendre et les intégrer, une immersion culturelle est nécessaire afin que le corps autant que le psychisme puissent s’en imprégner par l’expérience.

Le Reiki n’est pas une croyance, pas plus qu’un receveur n’a besoin de croire au Reiki pour ressentir et bénéficier de ses bienfaits. Les personnes sceptiques changent d’avis dès la première séance. Comme il est difficile d’exprimer par les mots ce qu’est le Satori (la paix de l’éveil de la conscience ou éveil spirituel), il est difficile d’imaginer ou d’expliquer ce qui est ressenti lors du travail avec le Reiki ou le Ki ; le seul moyen de comprendre ces états et réalités n’étant pas intellectuel mais expérentiel. C’est pour cette raison qu’il est dit dans le Zen : « Rien ne vaut la pratique ».

Le Reikihô est un Art laïque à dimension spirituelle (Reijutsu), répondant donc aux orientations idéologiques et législatives françaises de notre temps, et c’est exactement l’orientation que Usui Sensei (le fondateur -« Chossô »- de l’Usui Teàte ou Usui Dô ou encore Usui Reiki Ryôhô, dont l’Usui Reiki Ryôhô Gakkai de Tôkyô assure officiellement la transmission de l’héritage) voulait donner au Reikihô : un art centré sur l’humain et son environnement naturel, une voie universelle d’harmonisation, de développement personnel et de thérapie naturelle par les mains ; un art accessible à tous au-delà des frontières, des différences ethniques, culturelles, sociales et idéologiques.

On peut tout a fait être laïc et spirituel à la fois, l’un n’exclut pas l’autre, bien au contraire. La spiritualité propose de s’orienter vers l’adoption d’un concept évolutionnaire et universel sans aucune discrimination, et de prendre conscience de la place de l’Humain et de son rôle dans la Création, pour le bien de tous êtres-vivants et de l’environnement naturel. C’est un besoin et une nécessité absolue de notre temps.

Le Reikihô est une des voies le permettant, car comme le Zen et le Budô (Voie des Arts martiaux), c’est une voie de développement de la conscience et d’étude de l’ego par l’activité psycho-corporelle et spirituelle, et ainsi par le développement de l’afflux du Reiki (énergie vitale universelle) et du flux du Ki (énergie vitale individualisée).

 

 

Pour ce qui est de la définition de la THÉRAPIE BIOÉNERGÉTIQUE, la voici en quatre points essentiels :

 

1- La Bioénergétique est la synthèse de l’ensemble des thérapies énergétiques destinées au bien-être de l’être humain et globalement de tous les êtres-vivants. Ce terme définit « ce qui est indispensable à la vie et au développement des cellules, et qui leur fournit l’énergie leur permettant de réaliser leurs fonction ». Elle exclue toute pratique non vérifiable ou à dérive sectaire.

2- La thérapie bioénergétique permet de rechercher en profondeur la véritable origine des troubles dont nous souffrons, par perception des tensions intérieures.

3- Les symptômes ne sont que les manifestations extérieures des tensions intérieures et ils ne sont pas des pathologies, ce sont des signaux que le corps manifeste, des « portes d’entrée » permettant de remonter jusqu’à la source ou origine de la pathologie.

4- Cette méthode de traitement apporte un soulagement réel et durable par la réalisation d’un équilibre global ou holistique. Elle traite les causes des déséquilibres énergétiques.

 

Source : ©Franck Cohendet - Juillet 2019 - Saint-Germain-des-Prés, Paris, France.

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